L’histoire de Saint-Luc suit un cours hors des sentiers battus, dérogeant du cheminement traditionnel des villes du Québec qui ont généralement pris naissance autour d’un centre nerveux, très souvent un poste militaire ou une église. Les sources auxquelles s’est abreuvée l’histoire luçoise coulent d’abord du côté du hameau Sainte-Thérèse où le régiment de Carignan-Salières construit des fortifications en 1665, avant celles de Saint-Jean.

Quelques colons s’établissent non loin de la place forte et tracent les premiers sillons d’une histoire nouvelle. Un chemin aménagé au milieu des savanes et des marécages entre La Prairie et Saint-Jean constitue un terreau assez fertile pour voir s’installer graduellement un nouveau noyau d’habitants. La plupart de ces colons relèvent de la paroisse de La Prairie et deviennent ensuite paroissiens de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie après sa création en 1784. Les nombreuses représentations des colons auprès de l’archevêché porteront finalement fruit puisque c’est autour du Coteau-des-hêtres que la paroisse de Saint-Luc prendra racine et érigera son église.